WARM UP de la dynamo – expo de Rodolphe SARDET
Artiste autodidacte originaire de Niort, Rodolphe Sardet propose une série de dessins très colorés débutée en 2015.
Ses dessins à l’acrylique sont nés de la fréquentation du monde des graphzines (petits livres d’images muettes, proche de l’univers de la bande-dessinée).
Au fur et à mesure du temps, d’autres influences plus picturales sont venues s’agréger à ce travail très géométrique. La saturation des couleurs crée une impression presque claustrophobe et joyeuse à la fois.

Il joue avec nos yeux. Peinture, collage, impression numérique on ne sait plus. Sa technique privilégie pourtant le Posca et il arrive à nous faire croire que c’est du collage, de quoi nous faire tourner la tête. Un univers très coloré, optimiste avec plein de références, proche du Pop art et de la BD underground.
Une explosion de couleurs. Des petits robots aux ours, de Popeye à Mickey en passant par Bambi, ce sont des œuvres plein d’énergie et d’optimisme que Rodolphe Sardet propose au regard dans le hall de l’espace Jean-Burget du centre hospitalier.
« Je ne me reconnais pas forcément là-dedans, prévient-il, mais c’est ce qui me vient naturellement. C’est un jeu à la fois graphique et plastique. Je ne me prends pas trop au sérieux, je ne cherche pas à transmettre quelque chose de profond avec un sens.
Le Posca
Sa technique privilégiée aujourd’hui, le Posca : « C’est un jeu, presqu’un enjeu de faire croire que c’est du collage. » Avec cet outil, Rodolphe diffuse des teintes très vives et multiples : « Mon univers est celui du pop art, des BD underground. Après avoir choisi l’option arts appliqués au lycée, parce que j’aimais dessiner, tout petit déjà, je suis resté vingt ans sans dessiner. Aujourd’hui, cela me fait du bien, ça me permet de me reconstruire. » Depuis 2008, Rodolphe partage son travail dans différents lieux d’exposition. « Cela s’intensifie depuis un an. » Une reconnaissance que le Niortais d’origine savoure.
Le contact avec les visiteurs, Rodolphe apprécie aussi. Comme ce lundi après-midi au cœur de l’hôpital psychiatrique : « Ce n’est pas un lieu qui me fait peur. C’est important de donner un peu de vie et de couleurs ici. Tout à l’heure des patients sont venus pour regarder et me parler. »
Pour partager avec l’artiste des impressions pleines d’éclat. Comme ses tableaux.
